Sunday, February 03, 2019

Jacob Cohen, négationniste juif français : Le chiffre de 6 millions a été décidé arbitrairement – MEMRI fait croire que l’Iran veut perpétrer un second Holocauste

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Jacob Cohen, négationniste juif français : Le chiffre de 6 millions a été décidé arbitrairement – MEMRI fait croire que l’Iran veut perpétrer un second Holocauste

Le négationniste juif français d’origine marocaine Jacob Cohen a donné une conférence intitulée « L’Holocauste et l’agenda sioniste » au Club des avocats de Rabat, au Maroc, lors d’un événement commémorant le 10e anniversaire de « l’holocauste de Gaza de 2008 », selon l’appellation des organisateurs.
Cohen a déclaré que le tribunal de Nuremberg avait été un « tribunal de vainqueurs » ayant décidé arbitrairement du nombre de six millions de victimes juives pendant l’Holocauste, et que l’on n’aurait commencé à parler de l’Holocauste que dans les années 1970 car « cela tombait très bien avec l’histoire du Moyen-Orient [et d’Israël] ».
Il a présenté l’Holocauste comme une « nouvelle religion », avec ses propres dogmes, rituels, martyrs, saints, tribunaux, règles anti-blasphèmes et mécréants, à savoir les « révisionnistes ».
Cohen a ensuite évoqué le MEMRI, l’accusant d’avoir traduit les déclarations de responsables iraniens « à sa manière », de façon à « faire pénétrer dans la tête des Occidentaux que l’Iran veut commettre un nouvel Holocauste ».
La conférence a été organisée par le Groupe de travail national pour la Palestine, en réaction à la récente décision du roi Mohammed VI d’intégrer l’enseignement de l’Holocauste au programme scolaire du Maroc. La vidéo a été mise en ligne par Al3omk Online TV (Maroc) le 5 janvier 2019.  Extraits de la transcription :
Jacob Cohen : Des centaines de milliers de juifs, peut-être quelques millions, on ne sait pas vraiment [ont été tués dans l’Holocauste]. Le chiffre a été fixé arbitrairement par le tribunal de Nuremberg, dont on sait pour les historiens que c’est un tribunal de vainqueurs. C’est-à-dire, les vainqueurs imposent leur loi aux vaincus. Le tribunal de Nuremberg a décidé que ce sera 6 millions [de victimes] par le gaz, et basta. […]
Il n’y a pas eu de films, il n’y a pas eu de documentaires, il n’y a pas eu de mémoriaux [sur l’Holocauste]… Comme si, bon voilà, ça a eu lieu, et personne n’en parlait. Et puis tout d’un coup, à partir des années 1970, on s’est dit : « Merde, ah ouais, mais il y a eu l’Holocauste ! Attendez ! C’est pas possible ! Il y a eu un Holocauste. » Mais pourquoi ? Historiquement parlant, cela tombait très bien avec l’histoire du Moyen-Orient. […]
Les pauvres banlieusards, les Beurs, on les oblige à aller à Auschwitz, c’est malheureux mais c’est comme ça. […]
Vous savez, il y a un organisme qui s’appelle le MEMRI, qui est aux Etats-Unis, et qui est supposé traduire les déclarations des responsables iraniens. Evidemment, il les traduit à sa manière particulière. C’est-à-dire, ils disent toujours… D’ailleurs, vous demandez presque à n’importe qui qui suit un petit peu l’actualité, dans son esprit, l’Iran veut exterminer le peuple juif, veut exterminer Israël, c’est-à-dire un second Holocauste. Et donc le fait de marteler cette idée, ça fait pénétrer dans la tête des Occidentaux que l’Iran veut commettre un nouvel Holocauste. […]
On a fait de l’Holocauste une nouvelle religion. J’en rigolais avec un camarade, tout à l’heure dans la voiture. Il m’a dit qu’il enseignait les religions, je lui ai dit : « Tu sais, il y a une nouvelle religion qui est apparue, c’est la religion de la Shoah. Et avec un succès extraordinaire. » Pourquoi ? Parce que c’est une religion. C’est une vraie religion, avec un catéchisme. Vous savez quand on répète… […] Mais il y a des dogmes. Il faut les accepter. La Shoah c’est : il y a eu 6 millions [de victimes], basta. Chambres à gaz, basta. Voilà, tac. [Il y a] un culte, on célèbre les… C’est un peu comme les religieux… les prières, etc., un culte. [Il y a] des martyrs, des saints, des miraculés, des reliques, des hagiographies, des auteurs et des exégèses, des temples et des cathédrales. […] Pour la religion de la Shoah, il y a un blasphème. C’est-à-dire, si tu dis quelque chose qui ne correspond pas au texte, tu as blasphémé. […] [Il y a] les aumônes – je vais en parler après, des réparations, pour effacer les péchés. [Par exemple], la SNCF française a déboursé 60 millions d’euros récemment […]. Il y a une religion avec ses tribunaux, la Sainte Inquisition, les mécréants – les révisionnistes, qui iront en Enfer – et les Justes [parmi les nations]. […]
Faurisson a commencé… Vous savez, quand on voit ses vidéos, on se pose vraiment des questions sur les chambres à gaz. Je ne vais pas développer, mais il suffit d’aller voir ses vidéos pour comprendre que c’est pas très clair, voilà. C’est le moins qu’on puisse dire. […]
L’antisémitisme dont ont souffert les juifs en Europe n’est pas si inexplicable que cela. […]
[Dans mon roman], J’ai imaginé dans une villa à Marrakech, Bernard-Henri Lévy, Azoulay, etc., enfin tout le gratin. Ils se disent : « Il faut qu’on fasse quelque chose. » Vous savez les sionistes sont toujours, comme aux échecs, les champions d’échecs, ils ont toujours un ou deux coups d’avance. Donc, « il faut qu’on trouve quelque chose pour notre propagande ». Alors ils se disent : « Pourquoi ne pas redécouvrir un mini-Holocauste et le devoir de mémoire qui irait avec ? » […] [Dans mon livre], je raconte comment le lobby va travailler, au Maroc et en France, pour construire ce mini-Holocauste, faire de cette petite tragédie [le naufrage du bateau Egoz] qui a eu lieu en 1961… […]
Si un citoyen marocain, de bonne foi, parce qu’il a un cœur généreux, il est humain, il est tolérant… Si un citoyen marocain entre naïvement de bonne foi dans cette logique… Cela veut dire, il va voir une exposition, il va assister à une Journée [du souvenir] de la Shoah, il ne conteste pas. Il intégrera, inconsciemment, même s’il ne le pense pas, il intégrera dans son esprit plusieurs des éléments dont je viens de parler. Donc, il faut absolument résister, contrarier, contredire, manifester contre et ne pas se laisser faire.

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